COVID19 :  Créé par l’homme, selon un prix nobel de médecine

Par Afy Malungu, le 17 avril 2020

COVID19 :  Créé par l’homme, selon un prix nobel de médecine

Le SARS-COV-2, le virus responsable de la maladie à coronavirus COVID19 aurait été créé par l’homme dans un laboratoire. C’est une idée qui circule depuis son apparition et qui vient de recevoir un coup de pouce de la part d’un prix nobel de médecine, le 16 avril 2020 dernier.

Alors que le monde fait face à une pandémie mortelle déjà responsable de plus de 2 millions de personnes atteintes et près de 200 milles morts depuis la fin de 2019, on en sait toujours aussi peu sur la maladie. Son fonctionnement demeure à ce jour un mystère et, jour après jour, les précédentes affirmations scientifiques sont déboutées par de nouvelles. Cela semble être le moment idéal pour un nouveau rebondissement pour les adeptes de la théorie du complot.

En effet, le professeur Luc Montagnier, qui a reçu une grande distinction scientifique en 2008 pour sa participation à la découverte du virus responsable du sida, affirme dans un entretien au site Pourquoidocteur.fr que le SARS-CoV-2 est une fabrication humaine. Une thèse qu’il réitère le 17 avril sur le plateau de Cnews, une chaîne de télévision française. Créant ainsi une vague médiatique de contestation de ses paires scientifiques qui affirment que le prix nobel est en tort car ses arguments ne sont pas assez crédibles.

L’idée d’une manipulation génétique du SARS-CoV-2 par l’homme ne fait pas l’unanimité dans le monde scientifique. Bien que les virus de fabrication humaine existent, ce sont des combinaisons souvent spectaculaires de virus existants, ce qui les rend en général faciles à reconnaître pour les microbiologistes. Or le SARS-CoV-2 n’a pas les caractéristiques d’un virus artificiel et aucun emprunt génétique suspect ne permet de dire qu’il y aurait eu intervention humaine.

Pour la plupart des scientifiques, le fait que le virus responsable du Covid-19 est d’origine animale – chauve-souris et/ou pangolin – comme l’ont encore reconfirmé récemment des études chinoises, britannico-australo-américaine et américano-suisse. Selon l’université de Pensylvannie, le SARS-CoV-2 aurait très précisément muté à partir d’un coronavirus de chauve-souris adepte des recombinaisons, le RaTG13, entre 1948 et 1982.

Si le code génétique du virus est aujourd’hui bien connu et son origine synthétique écartée, il reste de nombreuses zones d’ombre sur la manière dont il est apparu. Deux thèses sont aujourd’hui privilégiées : celle, avancée par les épidémiologistes, d’une transmission naturelle qui aurait transité par le marché aux animaux sauvages de Wuhan et un animal hôte, possiblement le pangolin ; l’autre, relancée le 16 avril par les Etats-Unis dans un contexte de bras de fer diplomatique avec la Chine, d’une contamination accidentelle dans un laboratoire de virologie de Wuhan réputé pour ses recherches sur la chauve-souris.

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