Bilan du protocole d'accord sur le commerce illicite de la faune et de la flore, OGF réunit l'organe de gestion CITES, la DGDA et l'OCC

Nibez - Africa Reveal - 14 mai 2024

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L'OGF réunit l'organe de gestion CITES, la DGDA et l'OCC autour leur protocole d'accord sur le commerce illicite de la faune et de la flore

Au cours d'un atelier organisé le 13 mai 2024 à Kinshasa au Cercle Elaïs de la Gombe, l'Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF) a réuni l'Organe de Gestion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), la Direction Générale des Douanes et Accises et l'Office (DGDA) Congolais de Contrôle (OCC) dans le but d'analyser et d'évaluer le protocole d'accord sur la lutte contre le commerce des espèces menacées d'extinction.

Lors de cet atelier soutenu par le Programme Biodiversité et Forêts de l'USAID ( FABS), les parties se sont engagées, une seconde fois, "en faveur de la conservation de la biodiversité et de la préservation des forêts en RDC."

Deux interventions ont ponctué les échanges entre les parties. Il s'est agi en premier lieu, de la "Contextualisation de l'importance de la coopération entre la DGDA, l'OCC et l'organe de gestion CITES". Cette intervention préparée par CITES a porté essentiellement sur le contexte et la justification du protocole d'accord et les rôles des parties. L'organe de gestion a proposé notamment de " vulgariser les textes applicables à la CITES, mettre à profit la plateforme SEGUCE du guichet unique, etc.".

Par ailleurs, les parties ont été sensibilisées sur "CITES et les procédures CITES". Signée le 20 juillet 1976 et mise en vigueur en juillet 1976, CITES s'engage sur la légalité, la durabilité et la traçabilité du commerce des espèces menacées d'extinction. À ce sujet, elle garantit que "le commerce international des espèces et des produits qui en sont issus (AnnexeI, II et III) ne mettent pas en danger la survie des espèces et repose sur l'utilisation durable des espèces".

Cependant, au moment de l'évaluation des forces et faiblesses de ce protocole qui date de 2002, les parties ont constaté à l'unanimité "qu'il n'a pas vraiment été appliqué et a connu moins d'engagement des parties", contrairement à ce que prévoit l'alinéa 2 de l'article 2 dudit accord.

En passant en revue ledit document article après article, les participants ont convenu de recommander de nouvelles pistes pour la révision de l'accord et la redynamisation des parties. Une équipe d'experts aguerris se chargera de proposer un nouveau document pour mettre à jour l'accord par rapport aux réalités actuelles de la gestion de la faune et de la flore.

A l'issue des débats échanges, les participants se sont réjouis de l'investissement de l'OGF contre la criminalité faunique et floristique et se sont montrés disponibles à soutenir toute activité de mise en œuvre pour l'amélioration de cet accord, a rapporté M. Hervé Kimoni, représentant de l'USAID dans cet atelier.

Les équipes de l'OCC et la DGDA également ont exprimé leur satisfaction et se sont ouvertes à poursuivre les initiatives d'information et vulgarisation sur la connaissance de la faune et de la flore afin d'améliorer le travail dans les frontières.

Pour l'OGF, qui se félicite d'avoir faciliter ces assises, après cet atelier, viendront des travaux de terrain, la sensibilisation et la vulgarisation des informations auprès des agents dans les zones concernées.
Les parties sont donc à l'attente de la révision du protocole d'accord dans le but de revitaliser et remobiliser leur actions.


Nibez


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