RDC/COVID-19 : Kinshasa est-elle l’épicentre de la deuxième vague de la maladie ?

Armel Langanda 30 novembre 2020

Partager



Les cas positifs à la pandémie de coronavirus ne font qu’accroitre au jour le jour en RDC. La ville de Kinshasa vient d’enregistrer 67 nouveaux cas selon le dernier bilan du 29 novembre publié par le secrétariat technique de riposte à la COVID-19 en République démocratique du Congo. Une situation qui interpelle de plus en plus sur l’efficacité des mesures prises jusque-là et qui obligent les autorités provinciales à rester en alerte quant au respect des mesures de protection.

Ainsi, cette situation fait-elle de la ville de Kinshasa l’épicentre de la COVID-19 en RDC ? Tenant compte des chiffres avancés par le comité de riposte, la capitale congolaise devient un danger permanent pour cette maladie. Chaque jour qui passe, Kinshasa bat le record en termes des personnes atteintes.

Le mercredi 25 novembre, la ville de Kinshasa a enregistré 97 nouveau cas. Une montée en flèche que le comité de riposte n’a plus revu depuis la fin de la première phase. La semaine dernière, le nombre des nouvelles contaminations quotidiennes n’est pas descendu en-dessous de 50. Les inquiétudes planent et exigent des actions concrètes de la part du gouvernement central.

Dans le chef de la population, il ne s’observe aucune réaction ou questionnement. Déni de l’existence de la maladie ou manque d’information, les kinois, eux, vaquent à leurs occupations et le port du masque dans les endroits publics n’est pas respectés. La seule vague de frayeur en son chef est relative au communiqué de la police nationale congolaise qui annonçait le contrôle effectif du port des masques en date du mercredi, mais rien n’a eu lieu en ce sens. Néanmoins, la plus grande peur de la population face à la pandémie de la COVID-19 demeure un deuxième confinement, même partiel, qui pourrait avoir des conséquences sans doute considérables en cette fin d’année.

D’aucuns s’interrogent sur cette montée brusque des cas à Kinshasa. Selon les observations d’Africa Reveal, cela se justifie par le fait que la population kinoise éprouve des difficultés pour respecter les gestes barrières. Plusieurs paramètres de ce non-respect des mesures entrent en jeu. Il y a entre autres l’exode rural. A Kinshasa, le surpeuplement occasionne la propagation rapide de la maladie. Conséquence, distanciation physique difficile, épuisement rapide des points de lavement des mains sur les places publiques, difficultés financières pour renouveler les cache- nez et difficulté de réduire le nombre des personnes dans les lieux publics.

Par contre, dans les autres provinces du pays, les nouveaux cas sont à compter par les bouts des doigts. Sur les 189 échantillons testés, 70 nouveaux cas ont été confirmés dont 67 à Kinshasa et trois seulement à la Tshopo, confirme le secrétariat technique de riposte contre le covid-19, dans son bulletin du 29 novembre 2020.

Face à cette situation, le gouvernement a déjà lancé le contrôle du port obligatoire et correct des masques depuis la semaine dernière. Une opération déjà mise en exécution bien que moins efficace sur terrain. Cette deuxième vague de la maladie risque d’avoir des conséquences fâcheuses. Que faire pour mettre la population kinoise à l’abri ? Il y a encore du travail à faire.

 


Dans le même sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

Bannière AR 1